50 chefs autour de la préservation des terres agricoles

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Dans une tribune publiée dans Le Monde, Ludovic Aventin, fondateur de Terra Hominis et Jacques Marcon, chef triplement étoilé, alertent sur les fragilités profondes du modèle agricole français et appellent à soutenir une agriculture plus durable, plus transmissible et plus humaine. Une action qui fait écho à un combat que Terra Hominis porte depuis plus de quinze ans.

Ludovic Aventin et Jacques Marcon ont sollicité les Grands Chefs français pour les soutenir notre lutte contre la financiarisation de nos terres agricoles (liste ci-dessous).

Signataires de la tribune parue sur LeMonde.fr dimanche 16 mai 2026  :

Cyril ATTRAZIC Restaurant Attrazic 2**  

Christophe BACQUIE Le Mas Les Eydins Lubéron 2**

Jérôme BANCTEL La Réserve à Paris 3***  

David BIZET L’Oiseau Blanc à Paris 2** 

Sébastien BRAS Le Suquet à Laguiole 1*  

Éric BRIFFARD École le Cordon Bleu à Paris  

Yohann CHAPUIS Restaurant Greuze à Tournus 1*  

Mauro COLAGRECO Le Mirazur à Menton 3***  

Yoann CONTE Restaurant Yoann Conte 2**  

Olivier COUVIN Restaurant Paul Bocuse 2** 

Jacques DECORET Restaurant Decoret à Vichy 1*  

Cédric DECKERT La Merise à Laubach 2**  

Diego DELBECQ et Camille PAILLEAU Rozo 2**

Franck DEROUET Le Clos des Sens à Annecy 3***  

Arnaud DONCKELE La Vague d’Or à Saint Tropez 3***  

Christophe DUFOSSE Restaurant Dufossé 2**  

Alain DUTOURNIER Carré des Feuillants à Paris ex-2**  

Philippe ETCHEBEST Maison Nouvelle à Bordeaux 2**  

Nicole FAGEGALTIER Restaurant le Vieux Pont à Belcastel 1*  

Sébastien FARAMOND La Table de Pavie Saint-Émilion 2**  

Romuald FASSENET Restaurant Mont Joly à Sampans 1*  

Lionel GIRAUD La Table Saint Crescent 2** 

Gilles GOUJON Auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse 3***  

Aurélien GRANSAGNE Restaurant Vieira à Chaudes Aigues 2**  

Eric GUERIN, La Mare aux oiseaux 1*

Mathieu GUIBERT Anne de Bretagne 2**  

Patrick HENRIROUX La Pyramide à Vienne 2**  

Stéphane JEGO Fondateur Collège Culinaire  

Michel KAYSER Restaurant Alexandre 2**  

Kei KOBAYASHI Restaurant Kei à Paris 3***  

Arnaud LALLEMENT Assiette Champenoise à Reims 3***  

Valentin LOISON Clos Vauban à Langres 2**  

Thierry MARX  

Tom MEYER La Chèvre d’Or à Èze 2**  

Frédéric MOLINA Restaurant Forêt Ivre à Vailly 1*  

Gérald PASSEDAT Le Petit Nice à Marseille 3***  

Laurent PETIT Clos Vauban à Langres 2**

Emmanuel PILON Le Louis XV à Monaco 3***  

Jacques et Laurent POURCEL à Montpellier 1*  

Éric PRAS Maison Lameloise à Chagny 3***  

Franck PUTELAT à Carcassonne 2**

Emmanuel RENAUT Le Flocons de sel à Megève 3***  

Michel ROTH Bayview à Genève 2**  

Jérôme SCHILLING Restaurant Lalique 2**  

Jean Yves SCHILLINGER Restaurant JY’S à Colmar 2**  

Giuliano SPERANDIO Le Taillevent à Paris 2**  

Maxime SZCZEPANIAK Mandibule à Alixan 1*  

Christian TETEDOIE Têtedoie à Lyon 1*  

Mathieu VIANNAY La Mère Brazier à Lyon 2**  

Benoit VIDAL Maison Vidal à Annecy 2**  

Louis Philippe VIGILANT Restaurant Bernard Loiseau 2**

Quand la souveraineté alimentaire devient un enjeu de société

Comme le rappelle la tribune :

« En 2025, pour la première fois depuis 1970, la balance commerciale agroalimentaire de la France a frôlé le zéro. »

Derrière ce constat, c’est tout un modèle agricole qui montre aujourd’hui ses limites. Un modèle reposant sur une logique de compétitivité et de spécialisation poussée, créant des dépendances toujours plus fortes :

« Car notre compétitivité repose, en réalité, sur des vulnérabilités.»

La tribune souligne notamment la dépendance aux intrants, au foncier, à la mécanisation ou encore aux marchés internationaux, mais aussi les conséquences directes de l’agrandissement des exploitations :

« l’agrandissement des exploitations et leur surmécanisation rendent leur transmissibilité impossible et risquent de produire un oligopole. »

Une réalité particulièrement préoccupante alors qu’un agriculteur sur deux partira à la retraite d’ici 2030 et que des milliers de petites fermes disparaissent chaque année.

Un sujet déjà porté au Sénat par Terra Hominis

Cette réflexion n’est pas nouvelle pour Terra Hominis. Les 12 et 13 septembre 2025, aux côtés du sénateur Henri Cabanel, Terra Hominis coorganisait au Palais du Luxembourg un colloque consacré à la préservation du foncier agricole et à la souveraineté alimentaire.

Un sujet qui résonne directement avec les mots de la tribune :

« La “Ferme France” est en réalité un colosse aux pieds d’argile dont les fragilités ont été trop longtemps ignorées. »

Un autre modèle existe déjà

La tribune rappelle d’ailleurs qu’une agriculture plus durable est aussi plus résiliente :

« une ferme engagée dans l’agriculture durable conserve près de 40 % de la richesse produite sur son territoire »

Et surtout :

« la compétitivité seule est un mirage ; la santé et la
souveraineté, elles, sont des questions de survie. »

Faire des citoyens des acteurs du changement

La tribune appelle enfin à associer davantage les citoyens à ces enjeux agricoles et fonciers.

C’est précisément l’ambition portée par Terra Hominis depuis sa création : permettre à chacun de participer concrètement à la préservation des terroirs français et à l’installation des nouvelles générations de vignerons.

Parce que la souveraineté alimentaire ne se décrète pas uniquement dans les institutions. Elle se construit aussi sur le terrain, avec celles et ceux qui cultivent, transmettent et font vivre nos territoires.

Merci aux chefs engagés à nos côtés pour défendre une agriculture vivante, durable et pleine de sens.

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