L’adaptation permanente est une réalité pour les agriculteurs. Chaque année, ils doivent trouver de nouvelles réponses aux défis que la météo leur présente.

Cette année, les premières gelées, qui furent bien rares dans la région de St Chinian, ont eu lieu autour du 10 janvier. C’est à ce moment que Sandro a décidé de débuter la taille. Cette activité constitue un temps long pour le vigneron, calme et rythmé par le lever du jour et son coucher. 

Pendant l’hiver, parallèlement à la taille, les vignerons s’occupent de l’apport d’engrais, de bactéries et de l’entretien des palissades et des murettes. La taille s’est terminée le 25 mars après un hiver particulièrement sec.

En mai, ils n’ont accumulé que 7 mm de pluie, un triste record local pour l’un des mois normalement les plus pluvieux en France. De nombreuses régions de l’hexagone connaissent des cumuls de pluie supérieurs de 30 à 50% par rapport aux normales habituelles. Cette situation est exacerbée par le vent, qui aggrave cette situation saisonnière préoccupante.

Les conséquences de la situation climatique ont un impact significatif sur le calendrier et les tâches du vigneron, qui se voit allégé de certaines obligations, notamment en ce qui concerne le traitement des vignes. Cependant, cela soulève une autre préoccupation : où est passée l’herbe qui cause tant de soucis au vigneron pendant le printemps ? Elle est complètement brûlée. Cela signifie moins de travail pour enlever l’herbe, mais pas nécessairement moins de soucis pour le vigneron.

Malgré les prémices d’une année compliquée, les vignes ont offert de belles grappes.

Quant à l’état sanitaire du vignoble, il est très bon. Les conditions venteuses du printemps ont maintenu leur vigilance face au risque de développement de l’oïdium qui est sous contrôle. 


Cependant, le manque d’eau amène son lot d’inquiétudes. Il faut savoir que la vigne accumule des réserves d’eau tout l’hiver. Ces dernières lui serviront pour toute la période de croissance lors du printemps. Puis, pour la période de maturation des raisins elle va puiser dans la météo du printemps et de l’été, ou … Dans les raisins.

Le millésime 2023 se caractérise par la croissance des vignes, en particulier des plus anciennes parcelles, est lente, ce qui réduit la charge de travail pour les viticulteurs qui n’ont pas besoin de relever les sarments aussi rapidement. Cependant, la vigne a besoin de pousser et de développer ses feuilles pour permettre aux raisins d’atteindre leur maturité. 

Bien que ce constat ne soit heureusement pas généralisable, il reste une réalité de ce millésime où le climat joue un rôle essentiel. Les jeunes vignes s’en sortent généralement mieux.  Aujourd’hui, les vignes ont atteint le fil supérieur, ce qui correspond à une évolution conforme au calendrier.

Rien n’est encore acquis, et le véritable résultat de ce millésime se dévoilera dans les cuves à la fin de l’hiver prochain. Pour le moment, il se caractérise par une abondance de raisins et un travail différent dans les vignes. 

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