Notre Concept

Investissement participatif dans le vin : un système gagnant- gagnant

L’investissement participatif viticole ou winefunding est un mode de financement alternatif permettant aux vignerons de créer ou développer un domaine viticole via le système de crowdfunding – financement par la foule. Un partenariat donnant-donnant :

  • Le vigneron se dégage de la pression foncière que constitue l’achat de vignes
  • Les actionnaires reçoivent une contrepartie en bouteilles de vin

Une approche humaine fondamentale, qui fait la différence avec les formes de financement proposés par les organismes bancaires ou de crédits.

Qu’est-ce que l’investissement participatif dans le vin ?

Terra Hominis est une structure spécialisée dans le financement participatif de domaines viticoles afin de faciliter l’installation de vignerons, le développement et la transmission de vignobles.

Terra Hominis soutient des vignerons respectueux de l’environnement en créant des vignobles en copropriété grâce au financement participatif, à partir de 1 300 € la part. Nous avons choisi le financement participatif non réglementé afin de sélectionner des associés partageant nos valeurs : Convivialité, Partage, Plaisir, Transmission aux générations futures.

Tout a commencé au Parc Régional du Haut Languedoc, avec la création de notre premier vignoble Mas Angel. Depuis, nous avons réalisés 33 projets en copropriété en Occitanie, dans le Bordelais, la Loire et à Cognac, regroupant plus de 2700 associés, devenus de véritables ambassadeurs. Nos projets permettent : l’installation de jeunes vignerons, la transmission de vignobles, le développement de vignobles reconnus. Aujourd’hui nous souhaitons étendre notre projet à toutes les régions viticoles de France afin de protéger la diversité de nos vignobles et aider une nouvelle génération de vignerons à s’installer.

L'investissement participatif dans le vin, un investissement plaisir plus que financier

  • Les différentes formes de crowdfunding

Le financement participatif est en train de révolutionner le développement des micro-entreprises et des PME. Et, entre investissement participatif individuel non réglementé, crowdfunding du don, equity crowdfunding, peer-to-peer crowdfunding il ne faut pas tout mélanger.  Se traduisant textuellement par « financement par la foule », le crowdfunding est une technique simple où pour développer son projet, son auteur fait appel à des tiers autres que les financeurs institutionnels que sont les banques de plus en plus rétives à accorder des prêts. Lorsque le système s’est développé au milieu des années 2000 aux Etats-Unis, il s’agissait d’abord de projets artistiques comme la réalisation d’un disque, d’un court-métrage etc. Grâce aux réseaux sociaux et à internet, des personnes en recherche de fonds ont pu ainsi bénéficier d’aides solidaires multiples. Les opérations de crowdfunding peuvent donc être des soutiens d’initiative de proximité tout autant que des projets où les souscripteurs partagent certaines valeurs. Le mécanisme se présente sous différentes formes d’investissement participatif.

D’abord le crowdfunding du don, avec ou sans contrepartie : le souscripteur aura le plaisir d’avoir aidé un projet qui lui est cher, et sera éventuellement gratifié d’un exemplaire du CD financé par exemple. Puis le peer-to-peer lending, où l’on devient prêteur avec ou sans intérêt. 

Ce nouveau système, où il n’y a plus besoin de passer par un établissement bancaire, est réglementé par l’ordonnance n°2014-559 du 30 mai 2014 et suppose de passer par des plateformes web agréées. Et le système d’équity crowdfunding, où les financeurs réalisent une souscription de titres au capital de la société (généralement une start-up) aidée. 

Là aussi l’activité, qui est proche des mécanismes de la bourse, est réglementée par l’ordonnance de 2014. En revanche, le financement participatif individuel, réalisé ‘intuitu personae’ pour un projet foncier et non pas une plateforme de crowdfunding ou site de financement participatif (en français) sur internet, dispose de règles moins contraignantes.

financement participatif vin

  • Le winefunding de Terra Hominis : un investissement participatif viticole avantageux

Dans le cas de Terra Hominis, structure spécialisée dans l’investissement participatif viticole, l’épargnant n’est pas sur un produit financier spéculatif et volatil, puisqu’il achète une partie du foncier dont il est copropriétaire qui sera mis en fermage pour son exploitation.

Les avantages sont multiples : le vigneron qui cède ses vignes peut vendre son bien dans de bonnes conditions et le loueur des vignes pourra ainsi démarrer son activité viticole sans avoir à mobiliser des fonds qu’il n’a pas, pour acheter le foncier. 

Il peut concentrer tous ses moyens sur la production et l’élevage de son vin. Une approche humaine fondamentale, qui fait la différence avec les autres formes de financement, et qui explique le nom de la structure : Terra Hominis, pour « Terre des Hommes ». Loin de toute volonté spéculative, les investissements participatifs viticoles proposés agrègent un nombre limité d’associés, retenus en fonction de leur adhésion à la démarche de Terra Hominis, qui est d’investir dans des terroirs sélectionnés méticuleusement, pour aider des vignerons à s’installer ou à développer de nouveaux projets.

La séparation juridique du foncier de l’exploitation fait que cela ne présente aucun risque pour l’investisseur. Nous ne sommes pas dans des choses farfelues, mais dans du tangible.

Le foncier prendra de la valeur. Selon Christian Salvan, directeur des territoires, responsable de l’Hérault au sein de CerFrance, cabinet comptable spécialisé dans l’agriculture : «  Ce qui est intéressant c’est qu’avec ce système d’investissement participatif viticole on invente quelque chose de novateur dans le milieu viticole : le vigneron travaille ses vignes, et grâce au fermage, il bénéficie dès le départ d’une clientèle, un réseau d’ambassadeurs, une notion classique pour les fonds de commerce mais inconnue encore en viticulture. »

L’investissement participatif viticole, devenir vigneron par procuration

  • Le winefunding permet de participer à l’activité d’un vignoble

Un peu d’argent, beaucoup d’affect. C’est en résumé la formule inventée par Ludovic Aventin avec Terra Hominis et son système d’investissement participatif dans le vin. En acquérant une ou plusieurs parts du capital d’un groupement foncier propriétaire de vignes, on devient par procuration néo-vigneron, tout en aidant des viticulteurs à produire du vin de grande qualité. « Nous avons des associés, pas des actionnaires. On cherche à donner du sens à l’argent investi. Et nous avons déjà été amenés à refuser certains investisseurs qui étaient pourtant prêts à mettre beaucoup d’argent. Nous voulons préserver le côté humain et connaître chaque associé », insiste Ludovic Aventin.

Ce système de financement collectif, il en a eu l’idée avec des amis, qui souhaitaient acheter en commun un domaine lorsqu’il était encore caviste à Rouen. Sa passion pour le rugby l’a un peu plus poussé vers cette voie en mettant en avant les valeurs du jeu collectif et l’esprit d’équipe. D’ailleurs sur les premiers projets, ce sont essentiellement des passionnés de ballon ovale et de bons crus qui ont investi.

domaine caussarelle financement participatif vin

« Nos associés sont informés de la vie du vignoble, ils viennent participer aux vendanges, à l’assemblage et peuvent avoir des micro-cuvées à leur nom », explique le fondateur de Terra Hominis Ludovic Aventin, fier de partager avec eux ces valeurs fondatrices de convivialité, d’amitié, de respect de la terre et du travail bien fait. «Le prix le plus bas d’une part, qui peut varier selon les domaines, s’établit à 1300€. Et les loyers sont versés en nature, c’est à dire en bouteilles ! Les associés peuvent revendre leur part, mais ça reste exceptionnel. 

Nous sommes plutôt dans une logique de transmission. Nous leur conseillons d’ailleurs de prendre autant de parts qu’ils ont d’enfants, pour leur transmettre. Et nous avons déjà les enfants de certains associés qui viennent faire partie de l’aventure ! », s’enthousiasme-t-il. Début 2020, les différents domaines acquis via l’investissement participatif viticole de Terra Hominis regroupaient plus de 2700 associés.

  • Le winefunding permet le développement et la reprise de domaines viticoles

Pour la Safer établissement public responsable de l’aménagement foncier et premier opérateur en matière d’agriculture et de viticulture en France, « ce que propose Terra Hominis est un mode de capitalisation et de financement assez intéressant. C’est une solution originale et plutôt performante pour permettre de transmettre des propriétés via l’investissement participatif », explique Frédéric André, directeur général de la Safer Occitanie. « Nous nous positionnons comme intermédiaire de projet et cela permet à Terra Hominis d’acquérir des domaines viticoles et d’y installer des vignerons via un groupement foncier viticoleC’est une des solutions que nous épaulons car nous avons effectivement une problématique de renouvellement des générations »

Actuellement, un tiers des vignerons et agriculteurs ont plus de 55 ans et dans les années à venir, des milliers de propriétés agricoles et viticoles seront confrontées aux problèmes de transmission et reprise. La Safer gère ainsi 20 000 hectares par an pour la seule région Occitanie et à ce titre est en lien avec Terra Hominis pour installer de jeunes vignerons mais préparer aussi la transmission de vignobles. 

D’ailleurs en matière de reprise de vignoble, Terra Hominis a pu compter sur un autre grand acteur : la Chambre de l’Agriculture. Dans l’Hérault, la chambre consulaire a accompagné le projet de reprise du Domaine Lacroix-Vanel à Caux, en 2017, par un jeune vigneron Marc-Olivier Bertrand.

Terra Hominis a facilité le montage financier de la reprise via l’investissement participatif viticole, et a apporté en plus des investisseurs qui ne sont pas de simples financiers mais des passionnés entretenant un lien fort avec le domaine. « Concrètement sans Terra Hominis et la synergie de tous les autres partenaires, le dossier n’aurait jamais pu aboutir » reconnaît le technicien de la chambre de l’agriculture.

Le plus de cette forme alternative de financement, proposée par Ludovic Aventin c’est de permettre de faire valider le soutien des banques pour sécuriser l’investissement. Terra Hominis joue un peu le rôle d’intermédiaire de financement. Cette nouvelle méthode de lever des fonds (en quelque sorte) est un élément de poids pour faciliter la transmission de domaines viticoles et participer au renouvellement des générations de vignerons indépendants. 

Dans la viticulture française, nous assistons à un phénomène de rupture avec la génération de vignerons qui part à la retraite, qui n’a pas de repreneurs.  Dans les années à venir il va y avoir de plus en plus de foncier disponible mais les candidats n’auront pas forcément les moyens financiers pour reprendre. C’est pour cela que Terra Hominis, jouant le rôle de porteur de projets via l’investissement participatif viticole, est bienvenue dans notre paysage viticole.

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