Rémi Lamerat pour Sud Ouest - "Les 4 saisons du vin"

Natif de Sainte-Foy-la- Grande en Gironde, Rémi Lamerat est un rugbyman international qui joue à l’Union Bordeaux Bègles depuis 2019 et depuis peu il est aussi vigneron pour le Domaine Grand Jour. Dans sa région natale, le vin est « un écosystème qui fait vivre beaucoup de gens ». C’est pour cela qu’il a fait ce choix d’après carrière.

Vers 24-25 ans, Rémi Lamerat a commencé à s’interroger sur sa reconversion professionnelle et a décidé que c’était le meilleur moment pour se former. Il a passé un BTS Agricole Viticulture Oenologie par correspondance. Il a réalisé des stages à la cave coopérative Desprat-St Verny et chez un vigneron indépendant Benoit Montel, dans les côtes d’Auvergne.

Ayant de nombreux amis d’enfance qui travaillent dans le vin, il n’a jamais perdu de vue ce milieu. Visiter des chais et discuter avec des propriétaires lui a permis de réaliser les contraintes du métier et donc d’affiner sa recherche pour tomber sur le Château du Grand Jour qui était une propriété familiale appartenant à la famille Guillot depuis plus de 400  ans.

Ce projet a l’originalité, d’avoir été accompagné par une centaine d’associés avec la société Terra Hominis qui a divisé son exploitation en parts. L’entreprise fondée par Ludovic Aventin, a pour but d’aider les vignerons à s’installer en faisant l’acquisition du foncier. L’investissement est assez lourd, il faut donc chercher des partenaires bancaires mais l’apport financier et humain de Terra Hominis était important dans le projet car ils se sentaient un peu seuls. Rémi Lamerat n’appréciait pas le terme d’associés et prefère les appeler les aventurier.

Aujourd’hui le vignoble compte 240 parts, ce qui fait une centaine d’associés car certains prennent plusieurs parts. L’idée c’est que les associés puissent suivre les rénovations de la propriété, les vendanges et les mises en bouteilles. Tous les ans il les remercie en leur offrant du vin. 

2022 est la première année récolte du Domaine Grand Jour. Cette période était chargée pour Rémi Lamerat mais c’était un bonheur pour lui car il a pu voir ses premiers jus, ce qui lui a donné un fort sentiment de fierté. Malgré des appréhensions, il se considère chanceux car même si les rendements sont inférieurs à ce qu’il attendait, la qualité est présente. 

Pour ces vendanges, Christophe Guillot, lui a loué une partie de son chai actuel qui est voisin du sein et a pu lui apporter son expertise. 

Rémi Lamerat ne souhaite pas faire du vin en fonction du marché mais veut se démarquer en étant un vignoble avec des vins que l’on trouve difficilement ailleurs. Le coeur de gamme serait un Bordeaux, ils n’ont pas encore choisi l’appellation mais un vin avec un assemblage classique. Il aimerait faire des vins plus frais, plus jeunes et fun, mais il souhaite aussi défendre le Bordeaux traditionnel.

Il veut avoir plus d’équilibre entre les rouges et les blancs et se laisse 3-4 ans pour voir les Merlots qui sont un peu fatigués pour pouvoir planter du blanc. 

C’est fan des vins de Bordeaux et trouve qu’il y a une forte diversité sur ces vins. D’après lui, les vins qui réussissent le plus ne sont pas forcément les vins de garde sauf les grands crus qui sont plus spécifiques. Sur une petite gamme, il aimerait essayer de sélectionner les meilleurs lots en partant sur une tête de cuvée avec un peu d’élevage mais ce sera minime en comparaison avec le reste de la gamme. 

Les vins préférés de Rémi Lamerat sont les vins blancs sec et les vins du beaujolais. 

 

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