Dans un article pour Jugeote du 19 Mai 2022, Louis Andurand Cavasse, met en avant le processus de financement participatif qui permet à Terra Hominis de sauver le patrimoine culturel viticole.

Terra Hominis, sauveur des vignerons indépendants :

convictions financement participatif

Terra Hominis (Homme de la Terre en Latin), aide à l’installation et au développement de domaines viticoles en utilisant le principe de financement participatif

Suite à la loi Pacte en Mai 2019, Terra Hominis est devenue la première société à mission du monde viticole.

"L’objectif est que le budget des vignes soit divisé en plusieurs parts d’un montant moyen de 1.600 euros. Chaque projet réunit une centaine d’investisseurs qui sont rémunérés à hauteur de 4,5 % par part, payés en bouteilles produites sur le domaine.”

Ludovic Aventin, fondateur de Terra Hominis

Depuis de nombreuses années, les vins Bordelais, longtemps considérés comme les meilleurs de France, essuient de nombreuses critiques (pollution, prix exorbitant de certains vignobles…). C’est là qu’est né le Bordeaux Bashing.

Un constat malheureux pour Ludovic Aventin :  » J’ai l’impression qu’on est pas fiers de notre Bordeaux » 

Cependant, le Bordeaux reste à 48% le vin préféré des connaisseurs.

C’est pour cela que Terra Hominis veille à assurer le bon développement de projets dans le Bordelais.

Effectivement, sur les 42 projets réalisés, 5 projets ont pris place dans le Bordelais.

Terra Hominis, à la réscousse des vignerons menacés :

chateau saint gregoire vignoble

“Sans l’aide apportée par Terra Hominis on n’aurait pas pu s’installer.” L’objectif pour la société créée par Ludovic Aventin était donc de mettre en place une structure ayant “pour mission de permettre au vigneron de s’agrandir ou de s’installer”.

Grégory Goirand

La famille Goirand est la quatrième génération de viticulteurs du vignoble familial le Château Saint Grégoire.

En 2020, avec l’arrivée du Covid, la banque leur a demandé de rembourser l’emprunt bancaire accordé à la création de leur domaine

Grégory Goirand confie : « Nous étions pratiquement au dépôt de bilan, et c’est là que nous avons rencontré Terra Hominis”. Presque deux ans plus tard, ce sont 235 associés qui ont pris part à deux projets du vignoble, permettant au Château Saint-Grégoire de “monter haut en gamme”

Terra Hominis à soutenu la famille Goirand qui peut désormais réfléchir sereinement à la transmission du vignoble à leur fille.

Pour certains, Terra Hominis est la solution pour réaliser de nouveaux projets.

David-Arnaud-Tour-Des-Graves

En 2015, avec l’aide de la Safer (Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural) et de Terra Hominis, David Arnaud vigneron à Teuillac, a augmenté son vignoble de 10 hectares, passant de 20 à 30 hectares.

C’est le premier viticulteur Bordelais à faire appel à Terra Hominis, toutefois, ce fut un choix cornélien.

“ Au début, j’étais très réticent, car je viens d’une famille d’agriculteurs où la logique veut que l’homme travaille les terres pour ensuite les exploiter”.

David Arnaud, Château Tour des Graves

Une action qu’il n’a pas regrettée :

“ Lorsqu’on rentre dans le projet Terra Hominis on ne se rend pas compte de ce qu’il va nous arriver. On se retrouve avec 200 personnes qui sont derrière nous. Aujourd’hui, un associé on lui paye un fermage en bouteilles, et je ne vous cache pas qu’il ne s’arrête pas aux 6 bouteilles que je lui donne… Certains associés en prennent 300 ! D’autres en parlent aux copains, aux cavistes. C’est vraiment un réseau qui se met en place. C’est donnant-donnant. Il y a ce côté social très important. Sur une exploitation comme la mienne, cela ne représente pas loin de 25 mille euros de chiffre d’affaires généré par les associés directs sur une année.”

David Arnaud

Une aide à la reconversion

Parallèlement à l’agrandissement de son vignoble, David Arnaud a initié sa reconversion en bio.

Un pari qu’il n’aurait pas risqué s’il n’avait pas eu l’aide de la SAFER et de Terra Hominis

“ Passer en bio c’est un salarié, un tracteur, et des outils en plus. Donc c’est quelque chose qui se chiffre, au final, à 50/60 mille euros en plus par an pour mon exploitation sur un chiffre d’affaires qui avoisine les 400 mille euros.”

David Arnaud

Chez Terra Hominis, le vin c'est un sport d'équipe

Plus qu’un placement financier, Terra Hominis c’est avant tout du partage et de la convivialité.

Autour du désir de vouloir assurer le patrimoine viticole, un élément permet la conjonction des différents mondes : la fête ! 

Les vignerons organisent souvent des événements avec leurs associés.

vin-rugby

Les vignerons organisent souvent des événements avec leurs associés. 

evenement-beziers

Terra Hominis organise régulièrement des événements croisés où les associés des uns rencontrent les vignerons des autres comme par exemple la fête des vignobles à Béziers le 3 Juillet 2022

Au programme : balade gourmande, dégustation de vins de nos vignobles Terra Hominis, mais aussi rugby.

En effet, chez Terra Hominis, la passion pour le monde de l’ovalie rassemble. On y compte un bon nombre d’associés rugbymans.

Après Louis Picamoles, François Trinh-Duc ou bien même Michel Pebeyre, en tant qu’associés sur certains vignobles, Rémi Lamerat rejoint la grande famille en tant que vigneron cette-fois-ci.

remi-lamerat

“Pourquoi le vin ? Tout simplement, parce que c’est ma passion numéro 1".

Rémi Lamerat

Celui qui a obtenu un BTS en œnologie il y a 3 ans, baigne dans le monde viticole depuis sa plus tendre enfance, il vient tout juste de faire l’acquisition du Domaine Grand Jour à Yvrac, comprenant des dizaines d’hectares en conversion biologique.

“Je vais essayer de gagner ma légitimité de vigneron en dehors de mon image acquise de par mon statut de sportif de haut niveau. Il y aura ) un peu de changement à la propriété, car on va remplacer l’appellation château par domaine. On a acheté la marque Grand Jour, mais qui n’en pas vraiment pas une. Cela correspond un peu plus à notre philosophie de travail et d’atmosphère qu’on aimerait créer.”

Rémi Lamerat

Il estime qu’aujourd’hui être vigneron, c’est :

“un sport individuel, mais nous avons l’objectif d’en faire un sport collectif. On sait que le monde agricole c’est dur, avec chaque jour un agriculteur qui se suicide en France. Donc on essaye de faire les choses à plusieurs car on est plus fort”.

Rémi Lamerat

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