L'installation de vignerons, une réussite grâce au partenariat avec la Safer

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Etablissement public responsable de l’aménagement foncier, la Safer est le premier opérateur en matière d’agriculture et de viticulture en France. 

Son rôle est de suivre et d’informer sur les ventes de terres et de fournir une expertise en matière d’évaluation du prix du foncier, tout en ayant la possibilité d’aider les porteurs de projets, le temps qu’ils bouclent leurs financements pour acquérir les terres. 

La Safer gère ainsi 20.000 hectares par an pour la seule région Occitanie et à ce titre est en lien avec Terra Hominis pour installer de jeunes vignerons. « Ce que propose Terra Hominis est un mode de capitalisation et de financement assez intéressant. »

"Nous nous positionnons comme intermédiaire et cela permet à Terra Hominis d’acquérir des domaines viticoles et d’y installer des vignerons avec un groupement foncier viticole. C’est une des solutions que nous épaulons car nous avons effectivement une problématique de renouvellement des générations"

Frédéric André, directeur général de la Safer Occitanie

Installation et développement de vignerons en lien avec la Safer

Terra Hominis, spécialiste du financement participatif viticole et la Safer, travaillent main dans la mainEn effet, la Safer a une expertise dans le foncier viticole fait le lien avec Terra Hominis qui recherche des terres viticoles dans le but d’installer des vignerons.

L’installation de vignerons en lien avec la Safer a fait l’objet d’une conférence de presse en 2019. Le président de la Safer Occitanie, Dominique Granier était l’invité de cette conférence de presse qui a permis de parler des actions menées par la Safer avec l’aide de Terra Hominis. 

Grâce à l'intervention de la Safer et Terra Hominis un vigneron est né

Sans l’intervention de la Safer appuyée par Terra Hominis, Maxence Panchau n’aurait jamais pu concrétiser son projet d’installation en Pic Saint Loup. En effet, ce terroir étant très prisé des grands domaines, Maxence s’est vite rendu compte qu’il ne serait pas prioritaire pour reprendre les vignes qui l’intéressait. Sûr de ses ambitions, Maxence se rapproche de jeunes vignerons locaux pour présenter un projet commun.

Maxence, du Domaine Caussarelle a pu racheter ses terres avec le soutien des 116 associés de Terra Hominis et avec l’action de la Safer qui a œuvré pour l’installation de jeunes vignerons. Grâce à cela, Vacquières, pionnière dans la viticulture bio, continue d’être une commune dynamique. 

"Le projet réunissait des fils et filles de vignerons du secteur souhaitant s'installer sur la commune. Nous sommes allés voir la Safer qui a un droit de préemption. Nous étions quatre. Au total, chacun reprend quasiment 6 hectares".

Maxence Panchau, vigneron du Domaine Caussarelle
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Le Château tour des Graves, un projet rendu possible grâce à la Safer

"On a préparé le montage financier avec le centre de gestion et la Safer, 2 ans plus tard, lorsqu'une nouvelle opportunité de 6 hectares s'est présentée nous avons convenu avec la Safer, que la solution du portage était la plus intéressante. Le portage m'évitait de mettre en danger et m'a permis de poursuivre mon projet d'investissement (cuves, tracteur...)."

David Arnaud vigneron du Château Tour des Graves

David Arnaud raconte une histoire de transmission réussie grâce à la Safer, il a repris en fermage le Château Tour des Graves, domaine familial de 19 hectares en Gironde. Les besoins de trésorerie pour l’amélioration de l’outil d’exploitation ne lui permettaient pas d’investir pour augmenter la taille de son domaine. Il a trouvé des solutions grâce au portage du foncier par la Safer d’abord et avec l’aide du département de la Gironde et de Terra Hominis. 

David reprend le domaine familial en fermage auprès de ses parents et de son oncle. Il se lance dans une démarche d’amélioration continue de l’outil d’exploitation qui va durer plusieurs années. Après quatre ans, David fait l’acquisition de ses premières vignes sur une parcelle de 1,40 hectares. David acquiert ensuite une parcelle de 6 hectares puis une autre parcelle de 6 hectares via la Safer. C’est une marche plus haute à franchir pour David compte tenu des nouveaux investissements engagés dans l’exploitation. 

« S’agrandir de 19 à 30 hectares en moins de 10 ans, c’est compliqué surtout que j’attendais encore les retours sur investissements et que je devais me donner les moyens d’aller au bout de mon projet : vers davantage de qualité et le passage au bio. Une solution a été trouvée avec Terra Hominis rencontré au salon Vinisud. », explique David.

Le Domaine Lacroix-Vanel, projet porté par la Safer a permis une reprise de vignoble

Œnologue de formation, Marc-Olivier Bertrand rêvait de s’installer à son compte. Grâce à Terra Hominis et à l’action de la Safer, il a pu reprendre les vignes de Jean-Pierre Vanel sur le terroir de Pézenas.

En effet, c’est une histoire de transmission, de Monsieur Jean Pierre Vanel à Marc-Olivier Bertrand. Pour accompagner ce projet, la Safer a réalisé un portage des vignes afin de permettre la transmission réalisée en lien avec Terra Hominis.

"J'avais toujours en tête de m'installer à mon compte car je pense que j'ai la maturité et l'expérience. Quand j'ai découvert Lacroix-Vanel je suis tombé amoureux du terroir. Mais financièrement c'était compliqué. Grâce à l'action de la Safer et au système de financement participatif de Terra Hominis, le projet a vu le jour"

Marc-Olivier Bertrand, vigneron du Domaine Lacroix-Vanel
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Le projet de Marc Plouzeau, anticiper la transmission de son vignoble

En 2000, Marc reprend le vignoble de la Bonnelière puis le convertit en agriculture biologique. En l’espace de 20 ans, le vignoble passe de 12 à 28 hectares. Marc a rencontré Ludovic par le biais de la présidente du Club Epicure de Chinon, Louise Gachot. En effet, lors de la soirée de lancement du club, Ludovic et Louise dînent ensemble et dégustent par hasard une cuvée de Marc Plouzeau. Séduit par les vins, Ludovic a souhaité rencontrer le vigneron qui est une connaissance de Louise. Et l’idée du partenariat entre ces deux hommes a commencé à germer. L’idée du projet est de permettre à Marc, sans repreneur aujourd’hui, de séparer l’exploitation de la vigne et de préparer ainsi la transmission du vignoble. Ainsi, le Château familial restera propriété de la famille Plouzeau tandis qu’un jeune vigneron pourra s’installer sur les vignes de l’exploitation, sans supporter les poids du foncier. Cette aventure est surtout l’occasion de transmettre un savoir-faire authentique.